Rencontre avec « Mélotsky »

Ce vendredi, j’avais rendez-vous avec Cédric Mélotte, dans son coin, pour prendre quelques photos et surtout le soumettre au questionnaire!

C’est donc avec une météo clémente pour la saison que nous nous sommes retrouvé et que nous avons mis les petits plats dans les grands…

 

 

Avant de commencer, salut à toi  ″papy″ et merci de répondre à ces quelques questions. (Rire)

Salut ″fiston″, merci à toi d’être venu jusqu’ici. (Rire)

 

 

Que fais-tu en dehors de la moto ?

Au niveau boulot, comme tu le sais, je travaille pour Lazer©, cela fait 3ans maintenant. Je suis directeur commercial pour la France, délégué commercial pour la Belgique, je développe la gamme lunette pour eux, je suis la production des nouvelles décalques, bref il y a de quoi faire!

C’est beaucoup de boulot sur peu de temps, depuis mon arrivée, mon boulot prend de l’ampleur mais je m’épanouis dans ce que je fais et c’est top.

Je fais beaucoup de VTT depuis le début de cette année, j’ai repris un bon vélo et je dois avouer que je prends beaucoup de plaisir. Le plus grand de mes fils pratique lui aussi la discipline ( le kid’s trophy) et comme je me rends sur les courses avec lui, l’envie de partager avec lui est née. J’y ai pris goût et je prends beaucoup de plaisir à rouler en vélo, peut-être même plus qu’en moto… 

La moto est plus un amusement maintenant, je continue pour Yamaha, pour Philippe ( Blondiau – MX Action), pour le fun avec les potes le week-end.

 

Si tu n’avais pas été pilote TT, tu aurais été… ?

Honnêtement? Je n’en sais rien! La question ne s’est jamais posée, j’ai toujours pratiqué la moto, mon père était derrière moi, m’a poussé et encouragé dans cette voie. Comme j’ai plutôt bien fonctionné dans ce monde, je n’avais pas le temps de penser à autre chose…

 

Quel est ton parcours en MX et/ou enduro ?

En MX: j’ai fait 15 ans de mondial à tout niveaux, j’ai commencé en 125 en 1994 mon premier GP pour suzuki-Johnson.

Mon meilleur résultat à été 3eme au championnat mondial en 2003 pour Honda, j’ai d’ailleurs gagné mon premier GP (Namur) cette année. Ensuite je suis arrivé chez Yamaha-Rinaldi ou j’ai partagé le paddock avec Stephan (Everts) pendant 3 saisons. je n’ai pas été épargné par les blessures, je voulais donner le maximum de moi à chaque retour, mais la pression, l’envie de bien faire, revenir le plus vite possible et quand je retrouvais le rythme, une nouvelle blessure se pointait. J’ai quand même Gagné mon deuxième GP avec eux (Valkenswaard) en 2004. 

J’ai ensuite poursuivi chez Aprilia, mais plus dans une optique développement/rémunération.

Pour terminer, une année chez Honda Case, celle de trop, mon corps ne suivait plus et j’ai mis un terme à ma carrière MX.

En enduro: étant encore jeune, je me suis dirigé vers le mondial enduro. Je l’ai pris un peu trop à la légère, comme de l’amusement et je le regrette. Je sais maintenant que tu dois t’entraîner, voir même plus qu’en MX, c’est une approche différente, avec beaucoup de technique et de physique. J’y ai connu beaucoup de chouettes gars et je me dis que j’aurai dû quitter le cross plus tôt et faire ma reconversion directement en enduro. 

Je pensais qu’après mes années de MX, j’allais arrêter directement et définitivement la moto, mais c’est difficile de tout stopper et de passer à autre chose.

Je fais le championnat de Belgique d’enduro depuis quelques années maintenant et j’ai pu accrocher quelques titres de champion à mon palmarès.

  

 

Comment qualifies-tu ta saison 2016 ?

Elle a commencé difficilement, la 250 2T, qui est une excellente machine, n’était pas adaptée à mon style et la plage d’utilisation que je sollicite. On a un peu galéré pour trouver les bonnes pièces et l’adapter à mes souhaits. Je gagne la première course, mais au petit bonheur la chance (Hautrage) au vu des conditions et du fait que Cédric (Crémer) prend une pénalité d’une minute. Le deuxième rendez-vous (Flavion), j’avais un petit souci de valve sur la moto et ensuite, Cédric était trop fort!

Je n’ai aucune excuse, tout le monde peut s’entraîner, peut maximiser ses chances, avec le boulot je n’avais pas spécialement le temps ou l’envie. Mais je le redis… il était trop fort et je me suis résigné, plutôt que de tenter le tout pour le tout et prendre des risques.

 

Y a-t-il du changement de ton coté niveau moto (marque, cylindrée, concess) ?

Non, je continue avec Yamaha et Philippe (MX-Action), mais sur la 250 4tps, qui marche vraiment fort. Il y a eu des offres d’autres marques, mais je suis fidèle et je n’ai pas de raison de partir. J’ai tout ce qu’il me faut niveau matos, logistique et donc pourquoi changer…

Je pense même que Philippe à fait merveille sur la moto de cette année, ce serait même la meilleure depuis notre collaboration en enduro.

 

Pourquoi ce changement / pourquoi rester fidèle ?

Parce que je connais Philippe depuis de nombreuses années, que lui et Yamaha ont toujours été à mes côtés avec fidélité et j’aime ça! J’aime avoir les bonnes personnes autour de moi. 

Penses tu apporter des changements pour la saison 2017 ? Préparation, logistique, approche ,… ?

Tu essaies toujours d’avoir une approche de la course la plus professionnelle possible, Il est vrai que je ne me suis jamais pris au sérieux sur le championnat de Belgique et que je n’ai jamais poussé l’entraînement, mais j’aimerai bien pouvoir rouler un peu plus en moto, en préparation pure. Mais est ce que j’en ai encore l’envie et la motivation? Ceci dit, ma passion du VTT devrait m’apporter un plus cette année (Rire)

  

 

Quelles sont les épreuves prévues à ton programme 2017 ?

Je pensais lever le pied cette année, ne faire que quelques piges, mais vu le peu d’enduro ( Actuellement) cette année, je vais faire le championnat entier (Rire)

J’organise aussi des sorties de trois à quatre jours par session en groupe au rythme de plus ou moins huit à l’année, en Espagne et en Italie. Au programme, de l’enduro dans des cadres superbes et après l’effort, le plaisir des papilles entre amis enduristes.

Plus d’infos sur les week-ends de Cédric  ICI

 

Quelle serait ta saison idéale par rapport à ton programme ?

Prendre du plaisir, pas de blessures et pourquoi pas aller chercher un titre… Et bien sur, de belles sorties « enduro-gastronomie » comme dit juste avant. 

 

Ton meilleur souvenir (de tous) ?

J’en ai vraiment deux, le premier est ma première victoire en GP à Namur en 2003 et le second, c’est en 2004, à Valkenswaard, je fais 1 et 2 en manches, ex aequo avec Stephane (Everts) et mon fils naît le soir même. Deux moments très forts!

 

Ton pire moment (de tous) ?

Je n’en ai pas spécialement un de pire…, les blessures! Ce sont toujours des moments difficiles et durs! Surtout quand ça met un frein à une saison ou pire, la fin à une carrière.

J’ai aussi une pensée pour mon père, parti beaucoup trop tôt…!

 

Comment vois-tu ton avenir et celui de la discipline à court, moyen, et long terme ?

On dépend toujours d’un pays qui ne fait rien pour ses sportifs, toutes disciplines comprises, à part peut-être le comité olympique ou ça se passe plus ou moins bien parce que c’est reconnu et qu’il y a toujours du budget, mais pour ce qui est des sports mécaniques, c’est le néant!

Alors, soit un jour il y aura une sonnette d’alarme et une prise de conscience, soit nous allons mourir comme ça, à petit feu! Tant qu’il n’y aura pas une prise de conscience globale, un budget alloué par l’état et des terrains mis à dispositions, on continuera à se battre contre un mur!

 

Combien de temps te vois-tu continuer à pratiquer ce sport ?

Ecoute, chaque année je me remets en question, chaque année je dis: c’est la dernière! Cela fait 5 ans que c’est la dernière!

Et chaque année, on me donne du bon matériel, on me motive et je remets le couvert! Un jour, ça va bien finir par me fatiguer…

Mais bon, on va dire que tant que j’aurai le niveau et que je ne suis pas lassé de tout ça, je serai sur une moto (Rire)

 

Quels sont tes sponsors et aides pour la saison ?

→ Yamaha Belgique

→ MX-Action

→ Lazer

→ Acerbis

→ Sidi

 

As-tu des personnes à remercier, à mettre en lumière ?

AU point de vue sportif: Philippe Blondiau (MX-Action) Pour le bon matos, le suivi,… et Yamaha qui est une équipe familiale, avec Pierre (Gillion) entre autre.

Pour le privé, ma compagne Elise qui supporte et me supporte, mes deux mecs, l’aspect familial est très important pour moi.

Et toutes les personnes autour de moi, qui me supporte de près ou de loin.

 

 

Merci d’avoir joué le jeu et d’avoir répondu à mes questions, je te souhaite une excellente saison 2017.

Merci à toi Chris, c’était sympa et à bientôt.

 

 

 

 

 

Christophe   Chris pour Enduriste.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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